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2 (1884) 1582 - 1586
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452 1586 518.

518. Bericht vom französischen Hof. 1 )

(Zusammenkunft der Königin Katharina mit Heinrich von Navarra.

Waffenstillstand. Die Königin von Navarra. Uebergahe von Rocroi.

Guise und Bouillon. Der Papst rät zum Frieden. Maria Stuart. Die

deutsche Armee. Mayenne.)

Je vous diray,*) que la roine estant advertie que le roy de

Navarre la venoit trouver 2 ) avec une belle et grande troupe de

noblesse luy envoya un gentilhomme pour le prier de ne venir

point si fort, affin de n'apporter aucune deffiance ä ceux qui

estoient avec eile. II respondit au gentilhomme que tous ceux qui

estoyent avec luy estoient Francois, qu'il n'y en avoit aucun Es-

pagnol, et tous ses subjectz et serviteurs du roy et les siens, qu'il

n'y avoit point d'occasion de prendre l'alarme pour eux. Le cour-

rier s'en retourna avec ceste responce et le roy de Navarre pour-

suivit son chemin avec sa troupe, qui estoit de sept ou huict vingts

gentilzhommes maistres. II mit pied k terre en la court du logis

de la roine, pria ceux qui estoyent avec luy de ne monter pas si

tost et avec uu seul gentilhomme s'achemina en la salle haute de

la roine. Mais avant que monter il dit k ceux de sa compagnie:

Mes amis, mon espee ne tient point au fourreau, maniant son

espee en ce disant. II luy fut respondu par ceux de sa trouppe

que la leur n'y tenoit pas aussi. Entrant dedans la salle il fit

deux grandes r^verences, l'une k l'entree et l'autre au milieu, sans

que la roine se bougeast de sa chaize, jusques ä ce qu'il l'eust

approchee de deux pas. Alors eile feignant estre surprinse et ne

l'avoir pas cognu luy fit ses exceuses de ne s'estre leveo plus tost.

Car personne, disoit-elle, mon fils, nul ne marchoit -devant vous et

plus vous estes si mal vestu que je ne vous prenois que pour un

simple gentilhomme. Madame, respondit-il, ce n'est pas du jour

d'huy que vous me mescognoissez, encores que j'aye cest honneur

d'estre vostre fils. Ces propos passez ils se retirerent k part et

alors la roine luy dit qu'elle l'estoit venu trouver selon qu'elle luy

avoit mande et pour entendre ce qu'il vouloit d'elle. Madame,

respondit-il, je n'ay jamais fait ceste folie et sottise ne pense k

vous donner la peine de venir ici; si je l'avois fait, je l'eusse

aussitost amendee vous venant trouver dez le jour que vous estes

rendue en ces quartiers; mais je suis venu par vostre commande-

ment pour entendre ce qu'il vous plaira de moy, pour le bien de

cest estat; et pour cela je n'y ay point apporte' de langue, mais

'des oreilies seulement. Comment, mon fils, repliqua la roine,

*) Eigh. Notiz J. 0.:Franzosische zeitung. Discours de la roynemere et du roy de Navare ä l'entreveue."