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518. Bericht vom französischen Hof. 1 )
(Zusammenkunft der Königin Katharina mit Heinrich von Navarra.
Waffenstillstand. Die Königin von Navarra. Uebergahe von Rocroi.
Guise und Bouillon. Der Papst rät zum Frieden. Maria Stuart. Die
deutsche Armee. Mayenne.)
„Je vous diray,*) que la roine estant advertie que le roy de
Navarre la venoit trouver 2 ) avec une belle et grande troupe de
noblesse luy envoya un gentilhomme pour le prier de ne venir
point si fort, affin de n'apporter aucune deffiance ä ceux qui
estoient avec eile. II respondit au gentilhomme que tous ceux qui
estoyent avec luy estoient Francois, qu'il n'y en avoit aucun Es-
pagnol, et tous ses subjectz et serviteurs du roy et les siens, qu'il
n'y avoit point d'occasion de prendre l'alarme pour eux. Le cour-
rier s'en retourna avec ceste responce et le roy de Navarre pour-
suivit son chemin avec sa troupe, qui estoit de sept ou huict vingts
gentilzhommes maistres. II mit pied k terre en la court du logis
de la roine, pria ceux qui estoyent avec luy de ne monter pas si
tost et avec uu seul gentilhomme s'achemina en la salle haute de
la roine. Mais avant que monter il dit k ceux de sa compagnie:
Mes amis, mon espee ne tient point au fourreau, maniant son
espee en ce disant. II luy fut respondu par ceux de sa trouppe
que la leur n'y tenoit pas aussi. Entrant dedans la salle il fit
deux grandes r^verences, l'une k l'entree et l'autre au milieu, sans
que la roine se bougeast de sa chaize, jusques ä ce qu'il l'eust
approchee de deux pas. Alors eile feignant estre surprinse et ne
l'avoir pas cognu luy fit ses exceuses de ne s'estre leveo plus tost.
Car personne, disoit-elle, mon fils, nul ne marchoit -devant vous et
plus vous estes si mal vestu que je ne vous prenois que pour un
simple gentilhomme. Madame, respondit-il, ce n'est pas du jour
d'huy que vous me mescognoissez, encores que j'aye cest honneur
d'estre vostre fils. Ces propos passez ils se retirerent k part et
alors la roine luy dit qu'elle l'estoit venu trouver selon qu'elle luy
avoit mande et pour entendre ce qu'il vouloit d'elle. Madame,
respondit-il, je n'ay jamais fait ceste folie et sottise ne pense k
vous donner la peine de venir ici; si je l'avois fait, je l'eusse
aussitost amendee vous venant trouver dez le jour que vous estes
rendue en ces quartiers; mais je suis venu par vostre commande-
ment pour entendre ce qu'il vous plaira de moy, pour le bien de
cest estat; et pour cela je n'y ay point apporte' de langue, mais
'des oreilies seulement. Comment, mon fils, repliqua la roine,
*) Eigh. Notiz J. 0.: „Franzosische zeitung. Discours de la roynemere et du roy de Navare ä l'entreveue."