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raHretnent de tons les esprits, il attirèrent, sédui-roit lis tins par le charme des images, s’empareroitdes esprits philosophiques par la hauteur des princi-pes et l’étendue des développemens ; en un mot, ilprésenteroit aux savnns les idées lamilièrps, aux sim-ples les méditations des savans, de manière à éclai-rer les uns et les autres et à réunir tous lesesprits dans un seul et même tableau dé la vérité.
Cet ouvrage devroit parler tout à la lois à l’esprit etau coeur, à l'imagination, c’est-à-dire, à tout l’homme.Le fond de tout développement est le bon sens, maî-tre du inonde, dit Bossuet, et le génie n’est que lebon sens élevé à sa plus liante puissance. Une belleimagination orne un fonds riche par lui-même et cap-tive ainsi toutes nos facultés. Notre espiit étant in-timement uni à notre corps et ne pouvant s’en déta-cher entièiement, chaque idée passe à travers les sens,et dans ce passage elle acquiert une espèce de consis-tance, elle prend un corps pour ainsi dire.; ce qui faitque nous ne concevons jamais les choses intellectuellesplus parfaitement que lorsqu’elles nous sont renduessensibles par quelque comparaison. Figurer une véri-té intellectuelle par une image se,nsible, c’est parlerà l’homme tout entier ! C’est ainsi que les vérités lesplus hautes s’emparent de nous , impriment des tracesineffaçables ; il est facile de l'observer quand on parleaux hommes assemblés»
Quoiqu’il en soit de la possibilité d’exécuter un pa-reil ouvrage, ce n’est qu’en donnant une tendanceunique vers la religion à toutes les sciences morales ,à l’éducation qu’on peut ramener aux institutions ca-tholiques et monarchiques, sources uniques de toutecivilisation. Que les hommes véritablement éclairés etvertueux , véiitablement amis de leur pays cherchentà saisir la liaison des objets de leurs études, des devoirsde leurs fonctions avec la religion ; qu’ils réunissentleurs efforts pour donner une direction religieuse auxidées ,sur quelque sujet qu’elles se portent; une mêmedirection à l’éducation qui prépare l’esprit de l’hommeà toutes les counoissances qu'il peut acquérir, et son#oeur à toutes les institutions qu’il doit aimer et dé*