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De la civilisation
Entstehung
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entreux dans la famille et dans la société civile ,découlent tous de ces deux lois primitives. Sonouvrage est dun grand sens, dune vérité de pensée,dune simplicité de style admirables-, mais il a méfconnu ou négligé de prouver que la force de se»principes sapplique également aux lois politiques,conservatrices et protertrices des lois civiles.

Cette influence parfaite du christianisme, que Bos-suet développe dune manière si sublime par rapportà lhistoire ancienne, que Domat a démontrée avectant de sagesse et de force de raison par rapport auxlois civiles, M r De Chateaubriand la examinée-parrapport à la littérature. Son Génie du christianismeest semé dapperçus neufs et ingénieux, de descrip-tions charmantes ; on pourroit souvent dire de sonstyle ce que La Fontaine dit de lapologue: « cest« proprement un charme; il rend làme attentive, ou« plutôt il la tient captive ; » mais il faut lavouer,quelquefois il manque de solidité dans les preuves,et de simplicité dans lexpression. Cependant il seroitbeau et facile de prouver que le langage que M rDe Chateaubriand adresse à limaginationet au cœurest également concluant pour la raison.

Cette influence du christianisme sur les lois, surlhistoire, sur la littérature, en un mot, sur toutesles branches des sciences et des institutions, M r DeBonald la saisie du point de vue le plus général ;

! tartan t de ce principe que la science des êtres et deeurs rapports primitifs ou généraux , la métaphysique»embrasse nécessairement toutes les autres, puisque tou-tes les sciences ne sont que les différentes expressionsdes différens rapports des êtres, M r De Bonald a vulalliance intime de la métaphysique avec la religionqui nest elle-même que la plus sublime et la pluscertaine métaphysique, puisque les rapports des êtresnous sont révélés par lauteur même des êtres. Decette hauteur il sest placé, M r De Bonald aplané sur lensemble de lordre social, sur les connois-sances et les institutions. Amené par les circonstancesqui lont servi autant que son génie, il a embrassédans létendue de ses conceptions, les divers dévelop-pemens des ouvrages de Bossuet, de Domat, de M r