(*) Bos-suet.
(*) Mr.De lio-nald.
C 96 )
humaine. (*) » Les histoires les pins merveilleuses ajou-tent , dans ces divins livres, l’exemple aux leçons, etces principes de toute vérité , ces récits si instructifs,sont en même tems les modèles de la plus hauteéloquence et de la plus sublime poésie.
Ils seroit superilu de nommer les pères de l’église,véritables interpiètes de l’écriture sainte. Mais j’aimeà le répéter, les plus beaux génies parmi les moder-nes, les Descartes, les Leibnitz, les JViallebranche, lesBonald, se rattachent dans les principaux points deleur doctrine à la plus sublime théologie, et c’est dansla concordance des méditations de la raison, des inspi-rations du talent avec les révélations de la foi que bril-lent tout à la fois le cachet de la vérité et le carac-tère du génie.
Parmi les ouvrages plus particulièrement appropriésaux idées de notre temps, il nie semble que ceux deBossuet, de Domat, de M r De Bonald et de M r DeChateaubriand méritent une attention particulière. Cesouvrages réunis prouvent très bien , ce que nous avonsdéjà observé, que toutes les vérités politiques, histo-riques, littéraires ne sont que des développemens de»Vérités religieuses.
« Dans son Discours sur l’histoire universelle, Bossuet« ramène tous les événemens de l’univers, toute l’Iris—« toire des peuples, à un événement véritablement uni-« versel, cause secrète de toutes les révolutions du« monde parce qu’il est la fin de toutes les choses« humaines. (*) » U nous présente le sublime tableaude l’établissement de la religion chrétienne, dont lespeuples payens ont été à leur insçu les instrumens;mais il n’a pas fait l’application de ces pensées reli-gieuses à l'histoire moderne, et il ne lui a pas étéréservé de montrer si l’établissement de la religionde Jésus-Christ étoit le pivot de l’histoire ancienne,si la propagation du christianisme, source de la civili-sation , étoit la clef de toute l’histoire moderne.
Domat ne fait que développer en partie cette grandepensée de Bossuet, la plus féconde que l’esprit humainpuisse concevoir, que les deux lois de l’amour de Dieu etde l’amour du prochain sont les sources de toutes les au-tres ; il piontre que les rapports qui unissent les hommes