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hommes qu’elle choisit pour instrnmens de sa sagesseet de sa justice. L’histoire qui n’est que le rérit. dulong combat de la vérité contre l’erreur, des attaquesmultipliées de cette dernière, des défenses opposéespar la vérité, nous présente ce double tableau. Uneesquisse rapide suffira pour nous en faire saisir lestraits principaux. An commencement du monde unpetit nombre de vérités conservées par la traditions’étant effacées de la mémoire des hommes qui s’étoientmultipliés et répandus sur la surface de la terre,Dieu fixe par l'écriture ces premières notions qu’ilavoit données d’abord par la parole, et il choisit unpeuple’ pour lui remettre sa loi comme un dépôtsacré dont il devoit èire le gardien. De cette loi doitun jour sortir le développement de toute la loi; dece peuple toutes les nations chrétiennes qui doiventêtre réunies dans une même foi. Cependant le genrehumain perd de. plus en plus les notions maintenanttout à fait effacées de la vérité; les passions enfantentles erreurs, et les erreurs à leur tour justifient lespassions les plus monstrueuses; les nations les pluspolies sont les plus ignorantes sur les premiers prin-cipes de l’ordre social. Au milieu du luxe des artset de l’éclat des victoires, je ne vois qu’atrocité dansles lois, abomination dans les mœurs et les. passionsdivinisées dans d’absurdes et monstrueuses mytliologies.Tout étoit Dieu, dit Bossuet, excepté Dieu même.Alors J.-C. paroit. il vient développer, accomplir laloi, réunir dans mi même bercail toutes les nationsdiverses, ne former qu’un peuple de tous ces peuples,fonder au milieu d’eux son Église à laquelle il remetle dépôt de sa loi et de son pouvoir. Au milieu dele plus grande coiruplinn des mœuis paroît la doc-trine qui commande les moeurs les plus pures et lesplus sévères; au milieu de l'oubli de tous les prin-cipes et de l’atrocité de tontes les lois, la sourcemême des lois, les idées les plus hantes sur la naturede Dieu, sur celle de l’homme, sur nos rapports avecnos semblables nous sont révélées. La plus sublimemorale, la plus haute philosophie succèdent aux mo-rales foihles et incertaines, aux philosophies contra-dictoires du paganisme. Cette doctrine divine triomphe