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« comble s’est abattu sur les murailles et les murailles sur« le fondement; mais qu’on remue ces ruines, on trouveraa dans le reste de ce bâtiment renversé , et les traces des« fondations et l’idée du premier dessin et la marque« de l'architecte (*). » La société civile, composée dusacerdoce qui en étoit l’âme et de l’état politiquequi en formoit le corps, ne pouvoit périr que parla séparation de ces deux natures. Un trait mortela produit la dissolution graduelle des liens de su-bordination qui unissoient fortement le pouvoir poli-tique au pouvoir spirituel. Elle est aujourd’hui cechamp couvert d’ossemens que l’esprit saint montraà Ezéehiel dans la vision redoutable qui figure la résur-rection générale. Arides ossemens, entendez la paroledu Seigneur; il enverra en vous son esprit et vousrevivrez 1 Descendez esprit divin , soufflez sur ces mortset ils resusciteront! La lumière n’est point éteinte....U s’agit de la faire briller aux yeux de tous. Laroyauté existe; il s’agit de la replacer sur ses anti-ques bases, de l’entourer de ces institutions sans lesquelles elle n’est qu’un vain nom, disons-le hautement,un piège dangereux... La vérité n’a pas perdu sesdroits... Elle est toujours la même dans tous lessiècles; les moyens de l’appliquer seuls varient et ren-trent ainsi dans l’unité de son essence... On répètesans cesse qu’il faut se soumettre aux idées dominantes,qu’on ne peut lutter contre le torrent ; mais il y adeux manières de suivre l’esprit de son siècle; selaisser aller au torrent des erreurs, c’est la plus facileet la plus commune, ou adopter les développemensde la vérité nécessaires à opposer aux invasions dçl’erreur. L’erreur tend à s’étendre, à arriver à ses dernièresconséquences ; mais elle amène aussi tous les dévelop-pemens de la vérité, développemens toujours propor-tionnés aux besoins des temps, à la disposition desesprits, aux lumières répandues dans la société. L’ap-propriation (si je puis me servir de cette expression)des développemens de la vérité aux opinions, auxmoeurs des dilïérens siècles, tel est le caractère quia toujours distingué les âmes élevées , lès esprits jus-tes dans tous ies temps; tel est, pour ainsi dife,la voie lumineuse tracée par la Providence à quelques
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