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De la civilisation
Entstehung
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gissantes, toujours prêtes à les dévorer! Malheureuxéchappés du naufrage, ils errent sur la plage aumilieu d'une nation inhospitalière qui leur- dispute unabri et jusquà la terre qui les porte. Une hordedhommes nouveaux se sont partagé les fonctions etles propriétés des premiers ordres de létat, commedes brigands qui , après avoir assassiné le voyageur,sen partagent les dépouilles. Entre leurs mains cri-minelles et sous leurs coups impies tout a péri ; et laconsidération du clergé et de la noblesse, cette viemorale mille fois plus chère que l'existence , ce pa-trimoine si légitimement acquis, si noblement conservé,et par dantiques services et par de glorieux souvenirs ;et les propriétés des deux premiers ordres, ces riches-ses bienfaisantes , dont le litre éloit si sacré, dontl'emploi étoit si utile, dont la perte a été si funeste àla société entière. Les privilèges des cités nont pasété plus épargnés que ceux du clergé et de la noblesse,ceux des corporations pas plus que ceux des cités;les citoyens sont devenus étrangers les uns aux autres.Tous ces liens qui unissoiepl entrelles les différentesclasses dhommes, qui maintenoient entre tous les re-lations de charité et de bienveillance, ont été dissous;tout a été effacé jusquaux principes les pins sacrésde la religion, jusquaux souvenirs les plus purs delhonneur, jusquaux premières notions même duneprobité payenue. Et nous, battus par tant de tempê-tes, emportés et brisés par ces ouragans révolution-naires qui bouleversent et déracinent les générationset les institutions mêmes, nous demandons aujourdhuiencore, sans pouvoir le trouver, un asyle pour mettre dumoins à labri celle chétive existence, ce peu de bien quinous reste, eette foible raison fatiguée par déternellesagitations! Hélas! la raison de l'homme, la religiondu chrétien, le repos de la famille sont perpétuelle-ment en butte à toutes les institutions! Pas plus de re-pos pour l'esprit de lhomme que de sûreté pour sa per-sonne ou ses propriétés. La société entièie est eu lo-terie. Pouvoir, fournie, existence même, tout est laproie du plus fort ou du plus habile! Et la vérité, elle-même est livrée, pieds et poings liés, à la libertéde h presse, à la piotectiou Je toutes les erreur*!