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titres sans pouvoirs , de vains honneurs' sans fonction 5 *Ainsi s’abaissèrent et descendirent toutes ces haute*idées sur lesquelles avoit été bâti notre ancien ordresocial. Les devoirs n’étant plus si saints, les passionsfurent réprimées de moins haut. Totlt s’affaissa dans-la constitution, et les idées, et les lois, et les mœurs,et peu s’en fallut que toutes ces révolutions religieuses,politiques, domestiques, et même littéraires n’arhevas-sent alors cette grande révolution qui devoir éclaterau milieu de nous trois siècles plus tard. Mais telle'étoit la bonté de l’antique constitution qu’avoientf-formée les moeurs énergiques et' pures des germains'sanctionnées par la religion , telles étoient' les profon-des traces gravées dans les âmes par cette hiérarchieparfaite, que la société se soutenoit encore par la seule'force des premières impulsions au milieu du change-ment des lois et des moeurs. Balancés ehtre l’ordreancien et les désordres nouveaux,- elle ailoit avec des-souvenirs antiques et de nouvelles mœurs. Combatsperpétuels des nouveaux dogmes religieux, des nou-velles doctrines politiques contre les anciennes croyan-ces, contre les anciennes institutions, combats plus oumoins funestes et dont l’issue fut toujours 1 des trans-actions dangereuses à la constitution de la- société.Telle fut à peu près la marche' chancelante de notremonarchie jusqu au 17 e . siècle.
Enfin Louis XIV paroît ! succédant aux otages - qui«voient menacé de renverser la société, armé de toutela vigueur d’un grand caractère , de toute la forced’un pouvoir sacré, et les déployant dans toute leurétendue, assis, en quelque sorte , sur les antiquessouvenirs qui viv-oifent au fond des Cœurs , et ralliantà lui toutes les parties détachées ou hétérogènes dela constitution, Louis domine la France et 1 l’Europependant un demi-siècle, et son règne brille au milieudes désordres qui l’avoicnl précédé et de ceux qui'dévoient le suivre comme le - soleil entre les nuages.La gloire militaire, celle des lettres et des* beaux-arts,la dignité des sentimens, la politesse des manières,tous ces rejetons des hautes vertus de nos pères don-nent à son règne un grand lustre. La Civilifationparoit arrivée: à son> apogée; Mais cet éclat-trompeur