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sacerdoce. Ainsi la constitution de la société ut ébra*-lée jusques dans ses bases. Des pouvoirs rivaux eten quelque sorte ennemis firent front l'un à l’antrecomme des armées en présence, et furent souvent plusoccupés à se maintenir eux-incmes qu’à maintenir l’ordre.
Tel fut le résultat de cette révolution. I.e ministère dela force, partie principale des attributions de la noblesse,avoit déjà passé au peuple armé, celui de la justice{*) Mr. passa alors au peuple lettré (*): ainsi dépouillée de sestalc? 0 ” ^ eux principales fonctions et, pour ainsi dire, de touteson existence, la noblesse se trouva alors presqu’endeliors de la constitution, ou si elle y tenoit encore,e’étoit bieu plus par les souvenirs que par les lois.Et comme par la première innovation la professiondes armes étoit descendue de sa hauteur et de sa dig-nité , étoit moins morale et moins conservatrice, lajustice n’étant plus distribuée de si haut, dégénétaaussi de sa première institution, fut moins révéréeet moins auguste ; et les idées populaires ne trouvantplus les mêmes digues dans la constitution, s’y intro-duisirent plus aisément.
Jusqu’alors le pouvoir d^s monarques avoit été con-tenu dans de justes bornes par ces institutions toutesparfaites du clergé et de la noblesse, institutions sa-lutaires qui, maintenant entre celui qui gouverne etceux qui sont gouvernés les véritables rapports, ont,pendant une longue suite de siècles, sauvé le pouvoirde la tyrannie et l’obéissance de la servitude; mais,débarrassé de ees entraves qui assuroient et maintenoienttous les devoirs et tous les droits, trop souvent lesBois s’armèrent des nouvelles institutions pour consom-mer la ruine des anciennes , armes dangereuses dansla main même de ceux qui les manioient et qui dé-voient un jour tourner à la pfopre perte de ceux quiles employoient alors pour accroître leur pouvoir. Aumoyen de ces nouvelles institutions, les rois achevèrentalors de détruire ce pouvoir de. la noblesse qui leurfarsoit ombrage. Après avoir enlevé aux gentilshom-mes leurs droits principaux, qui n’étoient que leurspremiers devoirs, ils les enlevé)eut eux-n èo es à leursantiques habitations, les attirèrent à la cour pour leurdonner en échange d’une noble existence , de vain»