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De la civilisation
Entstehung
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ces, étoient sanctionnées par le clergé et la noblesse,in Imminent unis dans l’exercice de leur ministèresons la mutuelle protection de 1 Église et de ln royauté.De grandes propriétés, une grande considération quis’attache à l’indépendance et à la dignité de la pro-priété, non moins peut-être qu'aux vertus, tout cequi peut eu imposer à l’esprit et aux sens entouroitet rclevoit l’existence de ces deux premieis ordres,et protégeoit efficacement les uotdes devoirs qu’ils avoiencà remplir. Unité parfaite, variété dans F unité, ana-logie, principes éternels de toute vérité, telles étoientles bases dé cette monarchie véritablement universelle,de ce véritable ordre social si élevé au-dessus deserreurs , des passions et de toutes les sewrpètes po-pulaires. la simple raison et la raison exercée ditphilosophe, élevé même'jusqu’au plus sublime génie,peuvent-elles concevoir une constitntion de société pinsnoble, plus eapable de faire hautement respecter lareligion, de protéger efficacement la famille? Les plashautes pensées, les plus nobles sentimens, les actionsles plus héroïques, les lumières et les vertus la civi-lisation, en nn mot , développement-harmonieux des facul-tés de 1 homme en société, ne devoient-ils pas naître de celleunité religieuse, de laquelle découloit, à laquelle se ralr-tachoit la variété infinie de tous les rapports moraux,politiques et littéraires. Jetons uu coup d’œil .surles premiers siècles de 1 Europe civilisée, qui pré-sentent à nos regards le majestueux empire de Char-lemagne, maintenu à peu près an même degré desplendeur par Othon le Grand et l’illustre maisonde Saxe. La siq>ériorilé bien reconnue du pape, pèrecommun de la grande famille chrétienne, celte reli-gion de la seconde majesté qui faisoit des rois commeles évêques extéi leurs, la profonde sagesse de la légis-lation de Charlemagne qui prenoit sa source touteentière dans la religion, l’Europe régie par l’impo-sante uniformité des itisiuutroos chrétiennes , ces réu-nions de grands ecclésiastiques et laïques qui étoienten même (ems des conciles, celte multitude d’as-semblées générales et particulières de l’épiscopat quiperfectiownoient, soit dans la chrétienté entière, soitdans se»diverses parties, l’ordre et la civilisation, et en-