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De la civilisation
Entstehung
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peinens dans des ordres dittérens dévoient nécessaire-ment être semblables ; car ils éloient également destinésà former la raison et à la diriger vers la vertu ; il*avoient la même origine et tendoient au même but.Les hiérarchies religieuses et politiques ne fai soientque réaliser au-dehors, rendre extérieurs et sensiblesces rapports éternels des êtres que la hiérarchie dessciences présentoient à l’esprit. Ainsi comme les loispolitiques et civiles, filles aînées des lois religieuses,avoient, pour ainsi dire, sous leur tutelle, l’histoireet les autres branches de la littérature , conséquencesplus éloignées de la même doctrine, et que toutesjusqu’à la dernière se rattachoient par des développo-smens successifs aux lois religieuses, source de toutes lesautres, les archevêques métropolitains, premiers pasteursdes différentes églises de la chrétienté, transmettoientaux évêques, et après eux les évêques aux simples prê-tres le ministère de la foi et de l’enseignement qu’eux-mêmes rccevoient de la souveraine autorité de l’église.A l’image des pensées de l’homme, lorsqu’elles sontconformes à la raison, de la constitution de l’Égliseparfaitement établie par la souveraine raison elle-même,la hiérarchie de la société politique étoît absolumentsemblable à la hiérarchie religieuse et elle lui étoitsubordonée. De grands magistrats qui dévoient au pou-voir du Roi obéissance et fidélité, avoient sous leurjuridiction des magistrats inférieurs qui leur éloientunis par les mêmes liens de subordination, et ceux-ci,à leur tour, avoient au-dessous d’eux de simples jugesqui exerçoient le ministère de la justice aux mêmesconditions. L’ordre descendoit ainsi jusqu’aux dernierséchelons de la société. Au-dessus de tous s’élevoit laroyauté, placée elle-même sous la suzeraineté de l’Égliseet de son chef visible, lui devant également foi ethommage, et transmettant à tous le pouvoir qu’ellereconnoissoit tenir de Dieu. Cette union parfaite en-tre les deux ordres religieux et politique existoit, non-seulement entre les pouvoirs, mais aussi entre les fonc-tions, et ces lois, source de tout ordre, ces lois dontl’application devoit être faite dans l’ordre politique,mais dont le principe est dans la religion et qui ensont les premières et les plus importantes conséquen-