tonte société, les heureux effets et les suites funestoude la désobéissance à ces lois véritablement naturelles ,en un mot, les principes de toute civilisation que nousvenons d'exposer, appliqués à l’histoire des différentessociétés européennes, seroient également prouvés parles revers et par les succès. Nous nous borneions àsuivre pour les institutions la même marche que pourles connoissanccs. Mais avant de suivre le développe-ment historique des institutions en France, de leurgrandeur primitive et de leur décadence, qu’on me per-mette de recueillir les dernières impressions d’une con-stitution toute parfaite et de présenter ici quelquesréflexions qui compléteront le développement de» loisfondamentales de la monarchie.
Cette constitution, ouvrage de la nature et de la re-ligion , existoit en France, et elle y éloit éprouvéepar le teins. Le roi étoit le représentant de la Divi-nité, exprimoit et appliquoit, scion les ciiconstanccs,cette loi suprême du souverain être, celte loi qui com-prend tous les rapports des êtres et contre laquelle oune peut rien faire qui ne soit nul de soi, dit Bossuet.Le clergé étoit préposé à la défense des rapportsprimitifs de Dieu à l’homme, des hommes entr’euxsous la souveraineté de Dieu. Aussi les prêtres quieircignoient ces lois, sources de toutes les autres ,étoieut au premier rang de la société, premier moyeud’ordre, ils tornioient dans leur ensemble, le pre-mier ordre. Ils étoient naturelh ment indépendans duroi dans l’enseignement de leur ministère , puisque leroi n’étoil lui-même que le chef de la réunion detous les hommes compiis tous et le roi même dansle ministère tout divin du clergé, à qui le dépôt in-corruptible de toute vérité qui doit gouverner tousles hommes sans exception, étoit confié. L’ordre duclergé dépendoit donc uniquement de son centre na-turel et de son chef divinement établi, de l’Egliseromaine et du Pape. Voilà la raison des privilègesdu clergé. Le ministère politique étoit préposé à laconnoissance et à la défense, par jugement et combat,de ses lois qui maintiennent les rapports secondairesdes hommes entr’eux. Sans doute, une grande divi-sion doul nous avons sigualé les funestes effets, s’etnit