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qui trouve dans son union avec l'ordre du clergé soitappui et sa véritable protection , la société politiquene trouve de même que dans la société religieuse larègle qui l'empêche de s’écarter du but de son insti-tution et l’y ramène lorsqu’elle en est éloignée. L’usagelégitime du pouvoir des Rois, la véritable constitutionde la noblesse chrétienne, des droits, les privilèges descorporations, le repos des familles, tout a sa source et sagarantie dans la subordination de la société politique à lasociété religieuse, du pouvoir politique au pouvoir reli-gieux. Toutes les lois politiques, civiles et domestiques ,n’étant bonnes et sages qu’autaut qu'elles sont conformesaux lois religieuses, la société religieuse, à qui le dépôtinviolable de toutes les lois primitives, de tous leursdéveloppemens, de toutes leurs applications, 'a étéconfié par Dieu même, celte société qui embrasse lesrapports de Dieu aux hommes et des hommes entr'eux,rapports conséquences des premiers, doit par là mêmediriger, redresser et ramener à l’ordre la société po-litique qui n’embrasse que ces derniers rapports deshommes enti’eux sous la souveraineté de Dieu. La dé-pendance est nécessairement la même entre les sociétésreligieuses et politiques qu’entre les lois qui leur serventde bases. Que cette harmonie, que cette dépendanceviennent à se rompre, que la société instituée pour con-server le dépôt de lotîtes les lois religieuses et jugerde la justesse de tous les développemens, de toutes lesapplications, cesse d’être la règle de la société qui n’estchargée que de l’application locale et temporaire desconséquences des lois divines, les hommes n’aurontd’autre asyle contre le despotisme des Rois que l’anar-chie des peuples, et contre l’anarchie des peuples que ledespotisme des Rois ; tous les liens qui existent entr’eux,ne tarderont pas à se dissoudre, et l’univers sera menacéde rentrer dans le chaos.
Gette dépendance naturelle et nécessaire de la sociétépolitique relativement à la société religieuse est donc laloi la plus fondamentale de toute réunion de catholi-ques , le gage de toute justice; vérité forte et sévère,scandale pour les hommes rorrompm, folie pour leshommes foibles et légers, mais inépuisable sujet de mé-ditations pour tous les esprits et les cœurs droits. La