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Dieu, sur ses rapports avec scs semblables. Kiloéchauffe son cœur et l’enflamme d’amour pour toutce qui est élevé et véritablement utile. Enfin, aprèsnous avoir appris à connoitre notre origine, nousavoir dirigés vers notre fin, donné à chacun de nousdes règles sûres de conduite, elle tire de hauts prin- Icipes les conséquences les plus usuelles, en fait, non-seulement à la vie privée, mais encore à la sociétépublique de belles et de nombreuses applications. Elleest la source des plus belles institutions qui aienthonoré la nature humaine. Toujours ancienne et tou-jours nouvelle, invariable dans ses principes, infiniedans ses développemens, au-d’essus de tous et cependantpropre à tous, et toujours selon les besoins des hom-mes et des sociétés, si l’on peut trouver un pointfixe de croyance pour nos esprits, tin objet d’amourpour nos cœurs, enfin une direction sûre pour lesinstitutions, ce doit être dans cette doctrine bienconnue et développée dans toutes ses conséquences.
Mais de nouvelles considérations viennent confirmerma foi , et ne laissent point de place au doute etaux objections. Je vois l’histoire de tons les sièclesdérouler devant moi le tableau des bienfaits de la re-ligion, et n;e rattacher à elle par tout ce qui peut ,éclairer l’esprit, subjuguer la raison, enchanter l'i-magination, élever, ravir, transporter l’àme. Je voisune suite non-interrompue de grands hommes qui onttrouvé dans leur fidélité à eroire ce qu’enseignoit làreligion, à pratiquer ce qu’elle ordonnoit, leur force,leurs lumières, leur grandeur et leur gloire. Jevois cette longue chaîne de génies admirables aux-quels l’antiquité n’a rien à opposer, et devant lesquelspâlit toute la gloire de ses philosophes, ces hommesque le consentement unanime de tous les siècles anommés les pères de l’Eglise; à leur suite, ces beauxgénies, nobles représentât^ de l’intelligence humaine,et que nous pourrions appeler les pères dp la philosophie,les Descartes , les Leibnitz, les ^lallebrancbe , les Bo-nald, porteries plussublimesspéculationsdela philosophie
Ï iresqu’à la hauteur des révélations divines, et trouvera plus grande élévation de leur raison dans la plusprofonde soumission à la foi. Je vois ces hommes qui,