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chaînent de la faculté de se mouvoir, réduit ausilence par une horrible mutilation , est encore libre ;et sa liberté est immense, car elle embrasse toutel’échelle morale, depuis le plus grand des crimesjusqu’à la plus pure des vertus. En effet, il peutencore blasphémer son Dieu , maudire ses juges, ouse résignera son sort, et prier pour ses bourreaux..
Mais ce n’est pas cette liberté que nous songeous àdéfendre, puisque nulle force ne peut nous la ravir.Il en est une autre qui lient à celle-ci, comme laparole tient à la pensée.
Il est naturel que toute volonté se manifeste audehors ; de là un besoin , un droit dans l’individu :la liberté des actes extérieurs. C’est de celle-là qu’ilest ici question.
Or, on doit comprendre sur le champ et qu’elleest un droit, et que ce droit souffre des modifica-tions.
i. La première, la plus simple de toutes, c’estcelle que par convention l’on s’impose à soi-même.On peut engager pour d’autres avantages une partiede sa liberté.
Celui qui promet ses services à un autre ne lui dé-voue pas toutes ses volontés, ce serait lui donnertout son être. Incapable de pourvoir par lui-même àses besoins, et de s’assurer par conséquent la pre-mière de toutes les nécessités, la jouissance du pre-mier de tous les droits, la vie, il consent à fourniren échange de la subsistance qu’il reçoit, des garan-ties qu’on lui prépare pour l’avenir, et surtout de la