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Nouveau système d'études philosophiques
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441
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DEUXIÈME PARTIE. 44 1

dune partie, la remise que chacun est forcé de faireà létat de son droit de propriété pour que le législa-teur en dispose comme bon lui semble, entraîne unecompensation, une garantie, que létat ne peut re-fuser sans se rendre coupable dusurpation. Le ci-toyen ne donne pas librement, sans doute ; il ne faitpas de pacte : il est soumis. Mais la nature, la loidivine en font un pour lui. Il ne peut donner quesil reçoit ; il ne concède que pour jouir. Ainsi uneloi serait criminelle , si elle dépouillait un homme detout ce quil possède, fût-ce pour le bien général,sans le dédommager. Le criminel lui-même que lonséquestre de la société , il faut le nourrir.

Tel est le premier devoir, lobligation impérieuse :ii en est de plus une de bienfaisance , pour létatcomme pour les individus. Quelque méritée que soitla spoliation du coupable, le législateur doit luifournir les moyens de reconquérir par le travail cequil perdit par des forfaits.

Nous navons parlé que des propriétés matérielles.11 en est dautres, tout aussi inviolables ; dautant plusprécieuses quelles coûtent bien plus à acquérir, etque leur perte est plus douloureuse. Je veux parlerde la propriété morale et intellectuelle.

Lamour de nos parens, de notre femme, de nosenfans, lestime de nos semblables, la réputation,la gloire; voilà des propriétés morales, dont lusur-pation est un crime affreux. Celui qui cherche àdésunir des familles soit en détachant les uns desautres le père elles fils, soit en subornant une épouse