Druckschrift 
Nouveau système d'études philosophiques
Entstehung
Seite
440
Einzelbild herunterladen
 

PHILOSOPHIE,

44o

dun état, îe riche devra sy subordonner comme lepauvre. Sil refuse (et il le peut), létat sera endroit de lui dire : « Tu nes plus citoyen; je ne tedois plus aide et protection. Rentre dans le droitnaturel, puisque tu linvoques, et défends toi-mêmetes propriétés ; il n'y a plus pour loi de tribunaux. »

Ainsi, le droit dhéritage est entièrement dans ledomaine du législateur : il peut à son gré le changer,le modifier. Cest une question purement politique.Car, à bien y regarder, quels sont les droits dunfils à la succession de son père, sil na pas contribuéavec lui à lacquisition des biens par le travail ? Il estnaturel, dira-t-on, que le père préfère son fils à toutautre. Sans doute : le père manquerait à son devoir ,sil ne donnait pas à son fils ; mais ce nest pas une rai-son pour que le fils envahisse, sil a plu au père de ledéshériter : chacun est maître de son avoir. Sil était,je le suppose , de lintérêt de létat que les grandesfortunes ne fussent pas dissipées, la loi ne devrait-elle pas empêcher cpie les richesses du négociant,amassées avec tant de peine, passassent entre lesmains dun fils indolent et prodigue? Létat sest com-posé des intérêts de famille : il a bien fait; mais lecontraire était possible, et nul navait rien à dire.

La question des propriétés renferme au reste pres-que tout le droit civil : il nentre pas dans nos devoirsde la suivre plus loin dans ses détails. Nous navonsvoulu que poser le principe.

11 souffre cependant une restriction : tout con-trat étant nul, quand il est entièrement à lavantage