PHILOSOPHIE,
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d’un état, îe riche devra s’y subordonner comme lepauvre. S’il refuse (et il le peut), l’état sera endroit de lui dire : « Tu n’es plus citoyen; je ne tedois plus aide et protection. Rentre dans le droitnaturel, puisque tu l’invoques, et défends toi-mêmetes propriétés ; il n'y a plus pour loi de tribunaux. »
Ainsi, le droit d’héritage est entièrement dans ledomaine du législateur : il peut à son gré le changer,le modifier. C’est une question purement politique.Car, à bien y regarder, quels sont les droits d’unfils à la succession de son père, s’il n’a pas contribuéavec lui à l’acquisition des biens par le travail ? Il estnaturel, dira-t-on, que le père préfère son fils à toutautre. Sans doute : le père manquerait à son devoir ,s’il ne donnait pas à son fils ; mais ce n’est pas une rai-son pour que le fils envahisse, s’il a plu au père de ledéshériter : chacun est maître de son avoir. S’il était,je le suppose , de l’intérêt de l’état que les grandesfortunes ne fussent pas dissipées, la loi ne devrait-elle pas empêcher cpie les richesses du négociant,amassées avec tant de peine, passassent entre lesmains d’un fils indolent et prodigue? L’état s’est com-posé des intérêts de famille : il a bien fait; mais lecontraire était possible, et nul n’avait rien à dire.
La question des propriétés renferme au reste pres-que tout le droit civil : il n’entre pas dans nos devoirsde la suivre plus loin dans ses détails. Nous n’avonsvoulu que poser le principe.
11 souffre cependant une restriction : tout con-trat étant nul, quand il est entièrement à l’avantage