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Nouveau système d'études philosophiques
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DEUXIÈME lAllTiE. 4^7

raide. Lhomme ne peut subsister quen possédant.La possession légitime sappelle propriété.

1. Considéré en dehors des institutions civiles, eedroit se fonde sur deux faits, le besoin et le travail.

i° Le besoin. Un homme a faim: un fruit, quinappartient à personne, soffre à sa vue : il le cueille.Ce fruit est à lui ; nul na le droit de le lui ravir.

Une place Jui convient pour prendre son repos ,pour fixer sa demeure : en loccupant, il ne dépos-sède personne. Cette place est à lui.

Tel est le droit du premier occupant.

Mais le besoin, qui lui sert de principe, lui sertaussi de mesure. Lhomme ne peut occuper plus quilne peut employer à son usage. Si le naufragé, jetésur une plage déserte , sécrie en touchant le sol :« Cette île entière est à moi ! » il usurpe : car aumême moment, sur le rivage opposé, peut aborderun propriétaire dont les droits sont égaux. Ainsiaucun ne doit dire: « mon fleuve, ma forêt, mamontagne , etc. »

2° Le travail. Lhomme ne se contente pas de son-ger au besoin du moment : essentiellement pré-voyant, il sassure de ce qui peut satisfaire les besoinsavenir. Soit quil construise une cabane, soit quilentoure sa caverne dune palissade ou détourne leaudun ruisseau, ici commence la propriété, résultat dutravail. Elle est sacrée comme lautre, plus peut-être,car dans ce quil possède, il a mis quelque chose delui. Il semblequil puisse dire mon chien mieux encoreque mon fruit; car pour cueillir le fruit il ne lui