DEUXIÈME PARTIE.
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Eh bien, quel moyen emploierez-vous ? Les tri-bunaux, dites-vous, ne peuvent me satisfaire, parceque la publicité de l’arrêt ne fera qu’ajouter à l’effetde la calomnie en la répandant davantage.
C’est juste : mais un duel ne produira-t-il pas unrésultat tout semblable ?
— Le duel du moins satisfait l’opinion publique.
— Oui, mais la poursuite devant les tribunauxsatisfait la loi.
J’en conclus donc que, puisque de ces deux auto-rités, la loi ou l’opinion, vous préférez la dernière ,les inconvéniens du reste et les avantages demeurantégaux des deux parts, tous les raisonnemens précé-dens étaient en pure perte : il ne fallait pas chercherà faire l’apologie du duel par des théories; il suffisaitde dire : « Je sacrifie à l’opinion : je me bats, parcequ’on me dit de me battre. »
On aura beau presser les argumens en faveur duduel, on n’y trouvera que des sophismes, qui, réduitsà leur simple expression, signifieront tous : «C’estl’usage. » C’est ainsi qu’en dépit des conseils de l’hy-giène, les hommes se serrent le cou dans une cravatte,les femmes se compriment la poitrine dans un cor-set. C’est ainsi que le Parisien préfère, aux ombragesde Meudon, la poussière des Tuileries ou le sable dubois de Boulogne. Que voulez-vous? c’est l’usage.Mais il ne s’agit là du moins que de considérationspeu importantes : on ne compromet pas des devoirssacrés : s’il en résulte quelques inconvéniens, il esttoujours temps d’y porter remède : on peut quitter son
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