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Nouveau système d'études philosophiques
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429
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DEUXIÈME PARTIE. 429

leur, à laquelle je puis me soustraire. Je dois, dites-vous , une grande leçon à mes semblables, le spectacledun coupable qui avoue son crime et se soumet auxlois. Mais cest un dévouement, une vertu sublimeque vous exigez :lhéroïsme nest pas une obliga-tion. Vous avez un poignard, prêtez-le moi. »

Javoue quici les raisons sociales manqueraient :mais que répondrait à son tour le coupable au prêtrequi lui dirait : « Vous avez un grand crime à ex-pier : la miséricorde de Dieu est infinie sans doute ,mais elle veut une satisfaction. Plus vous supporte-rez dans celte vie, moins vous aurez à payer danslautre. Le sacrifice que Dieu vous demande esténorme, mais il vous épargne peut-être déternellesdouleurs. Vous voulez mourir avant lépreuve ! in-sensé, cest vous jeter dans un abîme, quand, avecun quart dheure de souffrances, quadouciront lecourage et lespoir, vous pouvez le combler à ja-mais ! »

A plus forte raison ces sublimes espérances doi-vent-elles retenir la main de l'homme juste condamnéà mort. Si mon ami dans ce cas me demandait dupoison , jaurais sans doute la faiblesse de consentir;mais, dans son intérêt, dans mon devoir, je feraismieux de refuser.

Dans des vues dégoïsme, le suicide est toujoursmal. Il nen est pas de même dans des vues de cha-rité. Alors le renoncement à la vie peut devenir laplus haute des vertus.

En effet, remontons au principe. Pourquoi est-ce