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Nouveau système d'études philosophiques
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PHILOSOPHIE.

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l’une physique , c’est la mort naturelle ; l’autre mo-rale, c’est la loi, soit qu’elle permette de tuer, soitqu’elle prescrive de mourir.

Nous allons examiner avec ces principes la ques-tion de l’homicide , celle du suicide , celle du duel.

Et pour prévenir une objection spécieuse qui s’ap-puie sur ce que l’homme change ou détruit à chaqueinstant, sans culpabilité, l'œuvre de Dieu, en faisantservira ses besoins, à ses caprices, la vie des ani-maux , nous rappellerons que la vie dans l’hommen’est pas un fait isolé; qu’il tient à une loi moraleautant et plus même qu’à une loi physique : que parconséquent en arrêtant à son gré sa propre vie oucelle d’un autre , c’est toute une existence moralequ’on modifie, c’est une destination qu’on mécon-naît, un être qu’on enlève à sa nature, à sa loi. *i. L’homme doit respecter la vie de son sembla-ble. L'homicide est le plus grand des crimes.

Plus les liens qui unissent l’assassin à la victimesont nombreux et sacrés, plus son action est cou-pable. Tuer son père, ou son roi, sont des forfaitsbeaucoup plus odieux que le meurtre d’un étranger.

Les Stoïciens avaient donc tort de dire que toutesles fautes sont égales. Ils ne voyaient dans l’infrac-

* Toi qui crois Dieu existant, l’âme immortelle, et laliberté de l'homme, tu ne penses pas sans doute, qu’unêtre intelligent reçoive un corps et soit placé sur la terreau hazard seulement pour vivre, souffrir, et mourir? il Ja bien peut-être à la vie humaine un but, une fin , un objetmoral... ( Rousse/UT. Lettre sur le suicide. )