DEUXIÈME PARTIE.
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CHAPITRE II.
DEVOiRS ENVEKS TOUS LES HOMMES.
Ehfjn voici l’homme considéré comme membrede la grande famille humaine , abstraction faite desinégalités domestiques et civiles.
ici tous sont égaux : les devoirs de l’un sont ceuxde tous les autres , et la morale s’appuie tout entièresur ces deux préceptes, l’un négatif, fondé sur l’é-goïsme , l’autre positif, fondé sur la charité.
Ne fais pas à autrui ce que tu ne 'voudrais pasqu on te fit.
Fais à autrui ce que tu voudrais qu’on te fit à toi-méme.
Or, trois biens sont communs à tous , et consti-tuent trois ordres de devoirs. La vie, la propriété,la liberté : ces trois mots renferment le droit natu-rel. Nous examinerons ses rapports avec le droit ci-vil.
§. i. Du droit de vie.
La vie est un fait qui n’est pas l’œuvre de l’homme,mais de Dieu.
Donc il faut que tout homme vive, tant que Dieun’ordonne pas qu’il meure.
Or Dieu a deux manières d’ordonner qu’il meure,
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