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DEUXIÈME PARTIE.
Fécouter quand elle dit : assez. Et elle le dit inévita-blement quand la fatigue arrive, quand le désirsemble s’éteindre. Malheur à celui qui stimule sesorganes pour leur demander un plus long service,ou les engourdit pour en obtenir un plus long re-pos! L’abus porte avec soi sa peine, et une peineactive , prochaine , car la sagesse du Créateur avoulu que le mal dans ce cas suivît immédiatementl’infraction de la loi, afin d’ôter à l’homme l’excused’imprévoyance. Trop de sommeil; engourdisse-ment, somnolence : veille trop prolongée; insom-nie : débauche de table; indigestion.
Namque inamarescunt epulæ sine fine petitæ ,
Illusique pedes vitiosum ferre récusantCorpus.
Fuyez donc les excès en tout : abstenez-vous de fati-guer un organe, de le développer même aux dépensde tous les autres. Yous l’irriterez, vous l’userez avantle temps, et quand il net|>ourra plus vous être utile,les autres, engourdis par une longue inaction, n’au-ront plus le ressort nécessaire pour vous rendre leservice que vous attendiez d’eux. Ainsi l’homme sé-* dentaire , soit qu’il fatigue son cerveau par la pensée,ou son estomac par la nourriture, quand vient l’épo-que où tout travail le rend malade, celle où toutaliment l’étouffe, si son médecin lui recommandel’exercice et la promenade, n’a plus de jambes pourmarcher, de poumons pour aspirer un air libre etpur, parce qu’il n’a plus, grâce à l’habitude du re-