PHILOSOPHIE.
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sa nature, et accompli ses devoirs ? Lequel est leplus homme? choisissez.
Ou plutôt ne choisissez pas , car tous deux sontcoupables, tous deux se trompent. Tous deux lais-sent dépérir, à leurs dépens, un bienfait de la Pro-vidence. Les facultés de l’esprit, les ressorts de l’or-ganisation ne marchent pas sans aides : l’hommen’est pas une machine que Dieu dirige : c’est unêtre actif chargé de concourir avec la nature à l’œuvredu créateur. Les mystères de la vie, comme ceuxde la pensée, s’accomplissent à notre insu, sansdoute , mais il dépend de nous d’en maintenir oud’en troubler l’harmonie. L’homme donc qui sent,qui comprend sa mission, l’homme qui veut remplirses devoirs, doit exercer son intelligence, en son-geant à sa moralité, et soigner ses organes , en son-geant à son intelligence.
§. i. Soin des organes.
Nous venons de poser le principe de ce devoir , etla règle qui doit présider à son accomplissement. En-trons dans quelques détails.
Point d'excès : voilà la première condition quenous impose le soin de nos organes , le premierprincipe d’hygiène qu’i! faille donner à tout lemonde. Or, tout le monde peut le comprendre ets’y conformer, car nous portons en nous un guidequi ne nous trompe jamais à cet égard, la conscience.Au lit, à table, à la promenade, au travail, il faut