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DEUXIÈME PAI1TIE.distance, ont besoin de verres pour distinguer anloin. Ses nerfs, qu’un exercice continuel a rendusd’une extrême susceptibilité, s’irritent ét souffrentà la moindre variation dans l’almolsphère. Les a-li-mens substantiels lui pèsent : il ne sait commentvivre, car les rafraîchissans l’affaiblissent, et les to-niques l’écbauffent : le repos l’engourdit, l’exercicele fatigue. Le plus léger dérangement dans sonsommeil, dans ses repas, dans l’air qii’il respire,est le signal d’une maladie. Mais sa pensée s’estélevée vers le Créateur; il a voulu sonder les abîmesde l’infini : il a demandé compte à la raison hu-maine de ses principes, de son action, de toutes sespuissances, de toutes ses découvertes : aucune sciencesi profonde qu’il n’ait pénétrée ; aucun art si bril-lant, si compliqué dont il h’ait voulu connaître lessecrets, peut-être lui-même ne fait-il rien, mais ilsait comment on fait tout. Son vocSbulairè est im-mense, et il serait beaucoup moins surpris d’un phé-nomène qu’il n’aurait jamais vu, que d’un mot qu’ilne pourrait comprendre. Esprit vaste, corps débile ;honnête homme aussi; car il sait pourquoi il ne fautnuire à personne, pourquoi il faut se rendre utile :et son unique tort envers lui-même , c’est de préfé-rer l’air de son cabinet à celui des champs ; enverssa famille, d’envoyer de trop bonne heure ses enfarîsau collège; envers l’état, de trop parler, de ne pasagir assez*
Lequel de ces deux individus a le mieux compris