PHILOSOPHIE.
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nétrer de ses grandeurs, faire au Tout-puissant l’aveade ses misères , à celui qui sait tout "l’hommage dupeu qu’on a eu le bonheur d’apprendre ou de dé-couvrir ; c’est en un mot reporter vers leur sourcetous les biensdonton jouit, tous ceux dont on espèrejouir.
Prier, c’est remercier et demander.
L’un n’est guère possible sans l’autre : il est aussinaturel d’implorer des bienfaits qu’il est juste de té-moigner sa reconnaissance pour ceux qu’ou a reçus.Toutefois on conçoit une action de grâces sans de-mandes nouvelles : on ne conçoit pas de demandessans actions de grâces.
Dire qu’il faut remercier la Providence de ses bien-faits , c’est dire ce qui n’a pas besoin de preuves.
Mais on a contesté à l’homme le droit de solliciterles bontés de son Créateur. Des sophistes et mêmedes sages ont argumenté contre cette partie de laprière. On peut ramener au dilemme suivant toutesles objections qui se sont élevées à ce sujet.
— Ou Dieu a résolu de vous donner ce que vouslui demandez, ou il a résolu de ne pas vous le donner.Dans le premier cas la demande est inutile, dans lesecond elle est impie.
— Sans doute il a résolu l’un ou l’autre. Mais sinous posons en fait principe la volonté de Dieu , ilfaut poser aussi l’ignorance où nous sommes de cettevolonté. Or, de ces deux principes, lequel doit réglernotre action ?
Dans cette ignorance des décrets éternels, il ne