DEUXIÈME PARTIE.
qui est. C’était la base du stoïcisme, qui défendaitd’aimer autre chose que le bien, la loi : amour toutrationnel, comme on voit, tout idéal, sentimenttrop fort pour l’homme, quand, il n’est pas appuyésur l’autre. Aussi le dieu de Zénon n’avait-il quepuissance et sagesse : être bon, c’était, selon lui, êtrefaible : humanité, compassion, tendresse, il proscri-vait toutes les affections; il fallait faire le bien, parceque c’était le bien, comme l’Être suprême voulais:l’ordre, parce que c’était l’ordre. Cette doctrine , sifastueuse, si sublime en apparence , inspirait l’or-gueil, et conduisait à l’égoisme, tout en paraissantle proscrire.
11 est inutile d’insister sur les motifs des devoirsdont nous parlons. Les perfections infinies de la Pro-vidence sont prouvées, et ses bienfaits sont évidens.11 est inutile de démontrer que l’amour de Dieu en-traîne nécessairement la crainte de désobéir à,sa loi ,la confiance dans ses promesses, et la résignation àses volontés.
3° Le servir. Cette expression, dans le livre quenous avons cité, embrasse toute la morale ; et il estévident que tous nos devoirs doivent aboutir à Dieucomme à notre fin dernière. Mais ici nous prenonsce mot dans un sens plus restreint : il signifiera seu-lement le culte que toute créature raisonnable doit àsonCréateur.
Ce culte se compose de deux élémens : l’adorationet la prière. Il est intérieur ou extérieur.
Adorer, c’est élever sa pensée vers l'infini, se pé-