■PHILOSOPHIE,
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Dieu et la nature sont en tout cela ce qn’il n'admirëpoint : il ne va pas plus loin que l’oignon de sa tu-lipe, qu’il ne livrerait pas pour mille écus, et qu’ildonnera pour rien quand les tulipes seront négli-gées et que les œillets auront prévalu. Cet hommeraisonnable, qui a une âme , qui a un culte et unereligion , revient chez soi, fatigué, affamé , mais fortcontent de sa journée : il a yu des tulipes. j>
Ainsi s’en va l’homme que le monde appelle heu-reux : il vieillit, il meurt épuisé de travaux, min'épar de longues inquiétudes, mais fort content de savie : il a amassé de l’argent,
Oui, le premier, le plus important devoir de lacréature raisonnable, c’est de chercher à connaîtrece qu’elle est, d’où elle vient, où elle va, c’est-à-dire, la cause, la loi de son existence , Dieu enfin ,car c’est là tout ce qu’il nous est donné de savoir surcelte idée sublime.
2 0 L’aimer. Il y a deux obligations dans ce mot.Etre essentiellement perfectible . l’homme doit aimerla perfection infinie, le souverain bien : créatureentourée, remplie des bienfaits de la Providence,l’homme doit aimer le bienfaiteur, l’être souverai-nement bon. Vertu et reconnaissance, voilà ce quenous entendons par l’amour de Dieu. Le premier deces devoirs est l’œuvre de la raison, le second l’œuvredu cœur. 11 y a dans celui-ci quelque peu d’égoïsme :il est difficile d’aimer qui nous fait du bien sans enespérer encore ; l’autre au contraire n’est que l’amourde l’ordre, le respect pour ce qui doit être, pour ce