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Nouveau système d'études philosophiques
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323
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DEUXIÈME PARTIE. ZlZ

le demande, quel devoir prescrire aux autres, etsimposer à soi-même, raisonnablement, si lon napas commencé par celui- ? Obéis-moi, dit le père àson fils. Et pourquoi? Apprends , travaille, resteimmobile sur des livres, écoute, écoute long-temps;répète le maître à son élève. Et pourquoi? Plus tard,on viendra lui ordonner de servir son pays, luidéfendre de nuire à ses semblables : puis il faudrafatiguer, user la moitié de sa vie, le bon temps dela jeunesse , celui lon voudrait jouir parce quonsaurait être heureux, pour assurer la tranquillitédun âge quon ne saura plus employer , quon nat-teindra peut-être jamais : car ainsi va le inonde. Etpourquoi tout cela ? Comme cette manière de dépen-ser lexistence doit paraître ridicule à celui qui na ja-mais su regarder en face sa destinée, qui na jamaisélevé sa pensée vers lauteur de toutes choses!

Encore si lon était seul, on pourrait dire : Jy aisongé, et je nai rien découvert (quoique tout dans lemonde soit plein de cette idée). Mais au milieu dunesociété civilisée, la question sagite de toutesparts, lon peut la lire sur tous les monumens,dans tous les livres , lentendre dans toutes les con-versations, dans toutes les leçons, elle pénètre,pour ainsi dire, par tous nos sens à la fois, conçoit-on lhomme assez indifférent pour passer outre, etsoccuper profondément des vanités de la vie? Nesemble-t-il pas voir cet amateur de tulipes que LaBruyère nous représente planté au milieu de sesfleurs, auprès'desquelles il passe sa journée entière :