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dans la vertu , plus il s’affermit dans l’accomplisse-ment de ses devoirs , moins il éprouve de bonheur àbien faire : que les remords du criminel diminuentau contraire à mesure qu’il accumule les forfaits îque d’ailleurs, sans l’espoir ou la crainte d’uneautre vie, la satisfaction du juste et les tourmensdu méchant ne sont plus que des préjugés : quecette action de Dieu sur l’homme est donc beaucoupmoins une sanction de la loi qu’un avertissement,un ayant-goût des peines et des récompenses pro-mises : que c’est, en un mot, une preuve éclatantede la vie future plutôt qu’une raison pour en douter.
Enfin, une seule observation à ce sujet préviendratous les sophismes et complétera la démonstration.
Il faut, pour l’ordre moral , une peine à tous lesdélits, une récompense à toutes les bonnes actions.
Eh bien , que direz-vous , si je vous prouve quesans une autre vie, les plus belles actions sont per-dues , et souvent les plus grands crimes sans châti-ment?
Quelle est la vertu la plus sublime ? De dévoûmenfcpour ses semblables.
Entouré de vingt bayonnettes , menacé de la morts’il dit un mot, d’Assas crie : « A moi d’Auvergne *ce sont les ennemis ! » D’Assas tombe percé de coups ;montrez-moi sa récompense.
Montrez-moi la peine de l’assassin qui se tue aprèsavoir frappé sa victime.
Voulez-vous après cela qu’il ne faille ni châtimentà l’un, ni prix à l’autre? Alors blâmez d’Assas , au-