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Nouveau système d'études philosophiques
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315
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DEUXIÈME PART.ÎE. 3l5,

volontés dautrui, mais sur les actes extérieurs , ousur de légères inductions. Le public , cest je nesais quel cercle de personnes que chacun, resserreou étend à son gré, selon sa position, ses besoins,ses caprices. Votre public , ce sont les gens avecqui vous êtes en rapport, votre famille, vos chefs,vos subordonnés, vos voisins, ceux qui ont en-tendu parler de vous : ce nest pas cet homme quipasse et ne vous connaît pas : ce nest pas, par con-séquent , même pour ces réputations quon appellesi fastueusement européennes , universelles, lim-mense majorité des hommes. Un changement demaison, de quartier, de ville, de pays, et mieuxencore , un changement de nom, vont déroutercette opinion publique, déplacer son tribunal, etbouleverser ses arrêts. Le sage le sait bien, car illui dérobe ses actions , et vit pour lui-même , poursa conscience, pour son Dieu. Lhypocrite le saitaussi bien, car il se joue delle : enfin le scélérat lesait encore mieux, cap il linsulte et senfuit.

3° La conscience a ses remords et ses plaisirs, etcomme cest lœuvre divine, il semble au premiercoup dœil quelle suffise au méchant pour le punir,à lhomme de bien pour le récompenser. Celui quivit en paix avec les lois humaines, celui quenvi-ronne lestime de ses semblables, celui quaucunregret, aucun remords ne tourmentent, peutcraindre un moment de navoir plus à réclamerdautre salaire.

Quil se rassure, en songeant que plus il avance