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Nouveau système d'études philosophiques
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PHILOSOPHIE.

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nieuses pour faire du mal au méchant, elles ne sa-vent quel bien procurer à lhomme vertueux. Etcomment récompenseraient-elles? La vertu fuit legrand jour; elle saffaiblit par lostentation : sa na-ture est de se cacher , son élément est lobscurité,son mérite la modestie. Et quand même on sauraitla découvrir, avec quoi la payer? avec de largent,des honneurs, des décorations? Misères, vanités.Il ny a de mesure commune quentre la vertu et lebonheur : Dieu seul peut donner le bonheur.

Et dailleurs, pour qui songe au principe des loishumaines, leur insuffisance est évidente. Ce nestpas dans lintérêt de la morale quelles sont insti-tuées , mais dans celui des sociétés. Elles ne connais-sent, ne doivent connaître de crime que ce qui nuit,de vertu que ce qui est utile. Les souffrances quellesinfligent ne sont pas à proprement parler des puni-tions , mais des garanties. Elles séquestrent le mé-chant pour lempêcher de nuire, et pour détournerles autres du mal par laspect de son infortune. Aussivous voyez quelles défendent beaucoup plus quellesnordonnent : cest que lordre moral nest pas deleur ressort, parce quil nest pas leur ouvrage.

2 0 . Lopinion publique retient quelquefois leméchant, encourage lhomme de bien : mais cestquand lun et lautre raisonnent mal. Quest-ce quelopinion publique? Lanalyse seule de ces deux motssuffit pour en montrer la frivolité. Lopinion , cest,un'jugement, le plus souvent inconsidéré, qui sefonde, non pas sur la connaissance des pensées, des