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Nouveau système d'études philosophiques
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DEUXIÈME PARTIE. 3i-3

Noublions pas que tout senchaîne dans la vérité :rappelons quune loi existe, et que lhomme a desdevoirs à remplir.

Il ne les remplira pas, ou plutôt il nen aurait plus,si tout finit à la mort.

En effet, le voilà borné à lintérêt personnel , etlintérêt personnel ici-bas, ce nest pas dêtre le plusverlueux, cest dêtre le plus fort. Si laccomplisse-ment de la loi nest pas un mérite, si un méritenentraîne pas une récompense, lordre moral estanéanti, Dieu nest passage. Cest en vain quon sou-tiendra que le législateur ne doit rien à qui fait sondevoir ; je répondrai : je ne veux pas le faire , moi ;jai le pouvoir de désobéir, jen use : le droit dumaître nest plus rien, le fait seul est ma règle ; etle fait, cest que la justice humaine ne peut mattein-dre , car je suis despote ; et la justice divine pas da-vantage, car je.vais être anéanti.

Quelle sanction peut maintenir lordre ici-bas ?La loi humaine, lopinion, la conscience. En voilàtrois ; chacune delles est insuffisante.

r*? Les lois humaines ne punissent pas tous lesdélits : il en est un grand nombre dont elles nesoccupent pas ; elles ne sattachent dailleurs quaumatériel de lacte ; elles ne peuvent lire dans lapensée : et cest quest le crime. Elles frappentdu même glaive deux assassins, dont lun çst souventcent fois plus coupable que lautre. Summum jus ,summa injuria. '

Les lois humaines ne récompensent pas. Ingé-