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Nouveau système d'études philosophiques
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312
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PHILOSOPHIE.

31 j

demandons tous, quand la nature parle seule : de.tout savoir. Peut-être ce bienfait immense nest-ilpas à celui qui na'rien fait pour latteindre : maisla Providence ne doit-elle rien à Fénelon, pour avoirtâché de la comprendre et essayé de la faire connaître ?Pascal, homme stupide, pourquoi toujours travail-ler, pourquoi toujours apprendre , si tu navais, unefois au terme , rien à connaître ? Il fallait profiter dela folie de tes prédécesseurs, vivre de pain, de vin ,de repos et dinsouciance, et nemployer ta puissancede calcul que pour additionner lentement des jours ,des mois et des années. Mourir tout entier, pour unhomme semblable, ce serait une anomalie, une con-tradiction dans la nature. Son corps, va-t-il?nous le savons : il est toujours bon à quelque chose,ne fut-ce quà engraisser le sol dont il est sorti. Maisà quoi bon sa pensée, son génie, son âme ? Je la voyaisnaître dans lombre, sélancer rapidement vers lalumière , monter, monter toujours : jaimais à me lafigurer se perdant au sein de linfini, au-dessus dunhorizon qui devait toujours sétendre à mesure quellesélevait; et la voici tout-à-coup arrêtée, anéantie !et cette immense progression fut en pure perte ! EtPascal qui raisonnait, qui inventait, qui savait etpouvait savoir encore, nest plus ; tandis que Pascalqui sappuyait sur une chaise pour ne pas tomberdans labîme, continue à vivre dans la plante quivégète , peut-être dans leau que je bois, et dans lairque je respire ! non , cest impossible.

A sa sagesse.