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DEUXIÈME PARTIE,ouvrage. Or quel vœu plus naturel, quel espoir pluspx'ofondément enraciné dans le cœur humain quecette demande, que cette atte'nte d’un bonheur du-rable? Gloire, amour, ambition, fortune, nousessayons de tout ici-bas pour être heureux : toutnous promet tour-à-tour, tout nous refuse celte féli-cité ; même la vertu, car elle n’a de joies solidesque pour celui qui croit aux récompenses à venir.
Qu’on n’oublie pas, car tout se tient dans la science,le début de ce livre, les principes que nous avonsposés en parlant des élémens de la pensée. Tout sen-timent est l’action de Dieu en nous. Le désir du bon-heur est le sentiment le plus puissant de tous : Dieuest bon : donc ce sentiment a un objet, et nous enavoir fait espérer la jouissance, c’est nous l’avoirpromise.
Ajoutez-y, si vous voulez, celte activité perpé-tuelle de l’intelligence , ce besoin de connaître quinous dévore dès nos premières années, besoin quine se ralîentit et ne s’éteint dans la plupart deshommes que faute d’aliment pour l’entretenir ; maisqui, dans l’homme avide de science et à portée d’enacquérir, devient un foyer brûlant qui le consume.Que demandaient Platon et Aristote, Galilée, Newton,Leibnitz , Descartes, et tous ces génies qui traînentà leur suite le genre humain, et le conduisent on nesait où? Ce que demande l’enfant du pâtre grossierquand sa curiosité naissante veut connaître la cause detout ce qu’il voit, de tout ce qu’il imagine, et vientse briser contre l’ignorance paternelle : ce que nous