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PREMIÈRE partie.
a 0 Prendre la solution contraire ; la soutenir avec•tous les moyens qui militent en sa faveur; la con-duire , de conséquence en conséquence, jusqu’à uneconclusion absurde.
3° Revenir à sa thèse , développer les preuvesannoncées, et conclure.
Cette disposition réunit, il est vrai, les difficultésdes deux autres , mais elle échappe à leurs inconvé-niens. On n’y voit pas, comme dans la première,une bataille sans résultat positif, ni comme dans laseconde, des escarmouches après la victoire. Elledébute audacieusement , renverse les obstacles,grandit en avançant, et finit par le triomphe. Ilfaudrait seulement qu’elle s’abstînt, en proclamantd’avance la solution qu’elle adopte, d’annoncer sesmoyens pour y parvenir.
4. Enfin , cette dernière forme d’enseignementque nous voudrions voir employer plus souvent enphilosophie, c’est la forme géométrique, qui n’a pasd’objections à détruire. Après tant de siècles de dis-pute, tant de misérables difficultés , entassées par lafolie, et depuis long-temps anéanties par la raison ,que sert de reproduire encore, ne fût-ce que pourles anéantir de nouveau , ces hérésies systématiques?Quand la vérité a parlé, quand elle s’est fait recon-naître , pourquoi permettre à l’erreur d’apporterencore ses pitoyables argumens? n’est-ce pas leursupposer, même en les combattant , une valeurqu’ils n’ont plus, ou qu’ils n’eurent jamais? n’est-cepas jeter dans les esprits qu’on veut instruire des se-