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PHILOSOPHIE.
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mences de doute, au sujet des faits les plus évidensi’Gardez pour des questions sur le langage, sur les mé-thodes, sur les exercices de la pensée, vos hypothèses,votre examen, vos discussions. Mais ne mettez plus endoute les vérités fondamentales, l’existence de Dieu,la loi morale, la liberté de l’homme, ses sentimens.Toutcela aétéattaqué, je lésais; on a rejeté hors delànature l’amour filial, on a fait de l’homme un singe,une brute, une machine; de la société un accident;des lois une convention ; de la vertu l’égoisme ; dela providence le hazard : : eh ! que n’a-t-on pas ré-voqué en doute ? N’a-rt-on pas dit aussi : le monden’est qu’une illusion; l’être pensant, qu’une suited’idées ; le moi humain n’est rien ? Supposez, disaitCicéron , la plus absurde opinion , et je vous mon-trerai quelqu’un qui l’a soutenue. Est-ce un motifpour discuter toujours ? On a dû répondre à toutesces inepties quand elles ont paru : cette réponse àété faite : grâce à l’esprit de routine que nous vou-drions détruire, elle se répète chaque jour dans nos,écoles. Nos programmes nous l’ordonnent, nos ha-bitudes nous y poussent; nous discutons avec nosdisciples ce que nous avons discuté avec nos maîtres.C’est devenu une affaire de formes, car le moule deces discussions est partout, et il ne reste même pasen leur faveur l’avantage d’exercer le raisonnement rpuisqu’il suffit, pour les bien faire, d’avoir des yeuxou de la mémoire.
Marchons donc en avant : mettons Hors de causeles théories dont je viens de parler. Renvoyons à