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PHILOSOPHIE.
Tout l’avantage de ce mode d’enseignement estdans l’assurance de son début et la fierté de sa marche.
Mais il a ses difficultés et son inconvénient.
11 impose au philosophe l’obligation sévère de nes’écarter en rien de la ligne qu’il s’est tracée lui-même : l’auditeur, le lecteur, sont prévenus des di-visions, des démonstrations : ils suivent pas à pas ,avec une attention facile , car elle n’est pas dé-rangée par l’incertitude sur ce qui va se présen-ter. Surveillans d’autant plus incommodes, qu’unepreuve annoncée est comme un plaisir promis , tou-jours au-dessous de ce qu’on espérait.
Puis, le rejet des objections à la fin donne auxconclusions un air de doute, entièrement con-traire à la confiance qu’inspirait le début. On sedemande : est-il bien ,sûr de ses démonstrations ,puisqu’il prête encore l’oreille à des difficultés ?Alors, double défaut, ou de répéter ses conclusionsen résumant ses preuves, ou de finir comme le Rhin,en divisant , en perdant au milieu des sables uncours naguère si majestueux.
On voit que de ces deux modes, le premier estanalytique , le second synthétique.
3. La fusion des deux en a produit un troisième ,c’est celui qu’on emploie le plus souvent. On lenomme thomistique, parce que St. Thomas en faitla forme ordinaire de ses discussions. Yoici cetteforme.
i° Poser la question, la définir, la diviser, annon-cer sa solution et ses preuves.