PHILOSOPHIE.
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autres : nous nous contenterons de faire remarquerqu’on ne l’emploie pas assez souvent en philoso-.phie.
1. La question posée, adoptez la solution que vousvoulez détruire : appelez autour d’elle toutes ses.preuves : ajoutez, s’il vous est possible, à leur nom-bre, à leur force. Donnez-leur une apparence de liai-son et d’ordre : mais que cet ordre, combiné dans vosvues, amène, d’hypothèse en hypothèse, des difficul-tés nouvelles, des réponses contradictoires, enfin d’é-clatantes absurdités. Si vos déductions sont habile-ment ménagées, si vos conséquences, ou plutôt cellesque vous exigez de l’adversaire, sont justes , sa thèseest ruinée, la vôtre n’a qu’à se montrer; les preuvesen sa faveur sont inutiles , puisque de deux proposi-tions contradictoires , si l’une est fausse, l’autre estnécessairement vraie.
Cela s’appelle tuer un homme à force de chatouille»mens.
Mais quel art il faut employer ; quelle finesse d’es-prit, quelle profondeur de vues on doit avoir, pourmarcher d’un pas léger, et comme en se jouant, àdes conclusions aussi accablantes ! Il faut être biensûr de posséder la vérité, et la tenjr ferme, pourplaisanter ainsi avec l’erreur. Car remarquez quecette vérité , on ne la lâche pas; 011 ne peut, par con-séquent , dans un moment d’hésitation, en appelerà son témoignage. Pas d’autre principe admis , pasd’autres règles à invoquer que les principes et Iearègles de l’adversaire. Il n’est donc pas étonnant que