PHILOSOPHA E.
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manières d’être simples, par conséquent incompen-sées , par conséquent indécomposables.
L’étendue et le mouvement sont des manièresd’être multiples , par conséquent composées, parconséquent toujours décomposables.
Ces deux états sont contradictoires.
Donc ils ne peuvent se concilier dans le même être.
Donc il n’y a qu’un être, donc l’autre est une ap-parence d’être, un produit fantastique.
Cet être, le seul réel, c’est l’être pensant..
Cette apparence d’être» son produit, c’est la ma rtière.
Donc la matière n’est pas, donc il n’y a pas decorps, et ce monde qui nous apparaît n’est qu’un®perpétuelle fantasmagorie.
Il y a bien des manières de répondre à cette bizarrehypothèse, aussi nuisible peut-être à la morale quecontraire au sens commun. Nous n’emploîrons qu’unseul argument tiré du principe même de nos adver-saires. La Fontaine a dit ;
Le trop d’expédiens peut gâter une affaire :
On perd du temps au choix; on tente , on veut tout faire ;
N’en ayons qu’un; mais qu’il soit bon.
Puisque ces deux manières d’être, la pensée et l’é-tendue , sont incompatibles dans le même être,.l’une ne peut être le produit de l’autre.
Comment le multiple produira-t-il l’unité r c’estune énigme que nous laissons débrouiller aux maté-rialistes.