PREMIERE PARTIE.
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M. JOURDAIN. '
Mit.
Je vous dis qu’ils me blessent, moi.
U MAITRE TAILLEUR.
Yous vous imaginez cela.
M. JOURDAIN.
Je me l’imagine parce que je le sens. Voyez la belleraison !
2. La raison est notre second moyen pour juger.Elle est quelquefois infaillible , et plus souvent su-jette à faillir. Les conditions qui préparent ces deuxrésultats ont été indiquées dans la .I re division decette I re partie (I re section , chap. II, n° 7, pag. 38 ).Les règles auxquelles la raison doit se soumettre se-ront tracées dans la section qui va suivre. ( Voy . Rai-sonnement, ch. 1 et 2 ).
Toutefois, n’oublions pas une observation impor-tante : c’est que la raison n’est rien sans la conscience :nous consentons à ce quelle marche son égale ,comme puissance de l’homme ; mais nous ne l’ap-pellerons jamais à discuter les faits de conscience ,tandis que ces derniers serviront de base à toutesles vérités rationnelles. Tout jugement a été pré-cédé par un sentiment ; et nous avons liésité quelquetemps pour savoir si nous ne devions pas ramener àun seul nos moyens de juger , d’autant plus qu’unecertitude acquise par la raison s’identifie, commenous l’avons dit, à nos certitudes de sentiment. Cequi nous, a décidé à distinguer ces deux principes,,