PHILOSOPHIE..,
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et rieu de plus. L’imagination fait le reste, et luiraconte ce qui n’est pas.
Le fou se figure être roi : il l’est réellement danssa pensée : il commande et reçoit des hommages. Laconscience lui atteste l’enivrement de la puissance ,l’orgueil de la souveraineté, les ennuis de son admi-nistration , ses bienfaits , ses vertus royales.. En unmot elle lui dit ce qu’il éprouve. Et qui oserait con-.tester la réalité de ce qu’il éprouve ? le reste est unrêve.
Le malade enfin qui se plaint de la goutte dansle membre qu’il n’a plus, éprouve réellement lesdouleurs aiguës de la goutte. C’est tout ce que luidit la conscience. Le reste est un jugement, résul-tat d’une vieille habitude. Un coup d’œil peut lerectifier ; ce coup d’œil c’est l’action des sens, et lessens, c’est encore la conscience.
Au reste , nous renvoyons toutes les objectionscontre l’infaillibité de la conscience à ce dialogue deMolière , si spirituel, si philosophique.
M. JOURDAIN.
Vous m’avez fait faire des souliers qui me blessent furieu-sement.
LE MAITRE TAILLEUR.
Point du tout, monsieur.
M. JOURDAIN.
Comment, point du tout !
LE MAITRE TAILLEUR.
Aon , ils ne vous blessent point.