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PREMIÈRE PARTIE.
raison ne procède que par analogies. Simplifions îeonfusum est quidquid in pulverem sectum est.
4°. Le témoignage des sens, et celui des hommessont choses bien distinctes : nous conservons ces dé-nominations ; mais nous ne voyons là que des moyenssecondaires, soumis l’un et l’autre aux deux moyensprincipaux, la conscience et la raison. Nous allonsexposer cette théorie.
§ i. Conscience et raison.
i. Tout ce que l’homme sent est vrai. La cons-cience produit toujours la certitude.
Celte proposition ne se démontre pas ; c’est lapremière de la science.
Cependant on l’a contestée : on a cité les songes ,où l’on croit voir et entendre ; la folie, où l’on croitêtre ce qu’on n’est pas ; l’erreur d’un homme qui asubi une amputation , et éprouve des douleurs dansle membre qu’il n’a plus.
Objections frivoles : c’est confondre la conscienceavec ce qui n’est pas elle : c’est mettre sur son compteles égaremens de l’imagination. Chacune de ces opé-rations est compliquée. Faisons la part de la con-science.
Celui qui rêve des sons et des images voit et en-tend réellement, c’est-à-dire , éprouve réellementles sensations que ces images et ces sons font naîtredans 1’ état de veille. Voilà ce que lui dit la conscience H