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PIlElVllÈUE PARTIE. 117
aussi attaqué cette belle démonstration : « j’existe,donc Dieu existe ? » Il fallait en faire un syllogisme.Mais qui eût osé l’entreprendre ? Qui pouvait espérerde réussir * ?
On ne peut donc pas commencer la science parle doute : nous le disons avec Descartes, avec tousles philosophes. Une science est un assemblage defaits : on conçoit que des faits s’appuient les uns surles autres, mais on ne conçoit pas que tous ensemblene s’appuient sur rien , et le doute, c’est rien.
Il y a donc un fait primitif, des faits primitifs surlesquels on doit asseoir tous ses jugemens.
Quant à hemploi qu’on peut faire du doute, nousl’indiquerons tout à l’heure.
§ 2. Peut-on finir par le doute ?
Pas davantage : il faut des croyances à l’homme ,il lui en faut à tout prix, et le scepticisme le plusobstiné est broyé par ce dilemme qui le presse dedeux côtés.
Ou le sceptique doute vraiment de tout, et alors
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* Nous invitons les amateurs de syllogisme à le tenter.C’est un enthymème, dit-on. Eh bien, trouvez la proposi-tion qui manque pour en faire un syllogisme. La conclusionvous apprend que Dieu est le sujet, existe l’attribut. L’an-técédent renferme l’attribut, avec je, qui doit être le moyenterme : c’est la majeure. Ainsi c’est la mineure qui manque,c’est-à-dire la comparaison de Dieu et de je. Faites là, sivous pouvez, sans ajouter de termes à l’argument, {f'oj. la,théorie du Syllogisme, v Section, ch. 1, § 2.).