PREMIÈRE PARTIE. Ii5
cède pas : elles s’éveillent subitement, comme desrévélations d’en haut, au bruit de la parole humainequi leur apporte un nom. Nous les indiquerons dansla seconde partie de cet ouvrage.
Que veut donc dire Descartes, lorsqu’il met ledoute en tête de ses recherches philosophiques ?
Admirateurs et détracteurs de ce grand homme ,quand voudrez-vous vous entendre ? quand sera-t-ilpossible de vous faire voir que Descartes a deuxpensées, et que de part et d’autre vous n’en voyezqu’une ?
Vous qui prônez ce scepticisme, reconnaissez doncque c’est une feinte , et que ce même homme quiveut faire dans son esprit maison nette , et bannirtous ses jugemens pour les rappeler tour à tour, ena trouvé au fond du logis un , et par conséquentvingt qu’il n’a pu faire bouger de place : sa pensée ,son existence , et toutes ces idées , qu’il appelleclaires , et autour desquelles il grôuppe tous ses ju-gemens. Est-ce là commencer par le doute ?
Reconnaissez la même chose, vous qui le blâmezd’avoir tout remis en question, et ne lui dites plusqu’avec cette méthode de doute, il ne peut prouverles premières vérités qu’il énonce ; puisque si lui-même en fait une question , c’est pour prouverqu’elles n’en sont pas une. Il ne les démontre pas !Eh ! sans doute , il faut bien commencer par quelquechose qui ne se démontre pas, à moins de reculertoujours. Vous-mêmes , que nous apprenez-vous ?d’où partez-vous ? Du témoignage universel ; et vous
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