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Nouveau système d'études philosophiques
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107
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PREMIERE PARTIE.

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la société parmi les gens qui simaginent parler lamême langue.

Et quon ne croie pas que les idées générales sontseules exposées à cet inconvénient, à cause de leurextension. Il en est de même des idées individuelles ,à cause de leur compréhension *. En effet, plus uneidée est générale , plus elle est simple; plus on des-cend vers les classes inférieures, plus les notions secompliquent. Tout le monde sentend sur lidéed 'être , sur les notions de cause, de puissance , etc.Tout le monde sentend-il de même sur les notionsde gouvernement , de poésie , d'éducation , etc. ? Ilest plus facile davoir raison en parlant du genrehumain tout entier , quen parlant des prêtres , desmagistrats, etc. Chacun met sous ces mots les étudesquil a faites ; et comme chacun , suivant ses dispo-sitions naturelles , son éducation , son état, son âge,ses habitudes , sent et juge à sa manière , il nest pasétonnant que les mots se plient à toutes ces diffé-rences didées. Par conséquent lidée individuelle,qui au premier coup-dœil, à cause de sa précision,de son isolement, semble à labri de toute contesta-tion , est plus exposée que toute autre à ces milliersdinterprétations diverses. Si je prononce le motVoltaire , croyez vous quil aura le même sens pourtous ceux qui mentendront? Si je dis le Roi, pensez-vous que le vieux démagogue , lanoien serviteur

* Lextension du terme , cest le nombre d'objets aux-quels il sapplique ; sa compréhension, cest le nombre di-dées quil renferme.