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Nouveau système d'études philosophiques
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PHILOSOPHIE.

Mais jai bien peur que celte assertion ne signifie :je suis Français, mon pays avant tout. Qui nous a ditque le sujet doit être énoncé le premier, que le verbedoit suivre , ou bien Y adjectif ? Que signifient alorsces phrases : Malheureux que je suis ! ni exposer,moi! pas si sot! Si le régime doit toujours suivrele verbe , pourquoi cette tournure, quon laisseraitdans le même ordre , en prose?

Je me flatte, jespèreQuindocile à ton joug, fatigué de ta loi,

Fidèle au sang dAchab qnil a reçu de moi,

Conforme à son orgueil, à sou père semblable ,

On verra , de David lhéritier détestableAbolir, etc.

et mille autres semblables que louverture du pre-mier livre venu, que cinq minutes de conversationmême feront apercevoir ? On crie contre les languesà inversions : javoue que je ne comprends pas cemot : il ny a pas dinversion dans la pensée; il nyen a pas dans le langage. Il ny a pas de langues à in-versions, ou toutes le sont, relativement aux autres.Ainsi un Allemand qui pense habituellement au verbeen dernier lieu, parce que sa langue place le verbe àla fin des phrases, nous accuserait dintervertir lor-dre des idées. Ainsi un Romain reprocherait aux tra-ducteurs de Cicéron, de Virgile, des tournures quidéplacent la pensée de ces auteurs. Mais ce que jecomprends, cest quil y a des langues qui, plus indé--pendantes que dautres dans leur syntaxe, plus libresdans le choix de la place quelles assignent aux mots ;