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qu’un composé de ce verbe être, et d’un adjectifexprimant la manière d’être. Ainsi je pense seraitune traduction abrégée deye suis pensant. La conju-gaison grecque, composée presque toujours d’unradical invariable uni aux terminaisons du verbeêtre, viendrait à l’appuie cette assertion.
Nous avons à ce sujet quelques doutes, aussi peuimportans que le sujet lui-même. Nous allons lesexposer brièvement.
Ce verbe être, le seul de la langue , exprime-t-ill’idée d’existence, ou l’idée du rapport seulement,car ce sont deux idées distinctes?
S’il exprime seulement l’idée d’existence, il noussemble qu’il n’est pas l’expression de la pensée, carnous croyons impossible d’analyser ces réflexions :je pense je 'veux, je me souviens ; elles sont simplesselon nous, indécomposables, et ne peuvent réel-lement dans l’esprit, se diviser en : j'existe pensant,j'existe voulant , j'existe me souvenant. Quand jesonge que Dieu est bon, je ne songe pas le moins dumonde à la question de Y existence de Dieu, mais toutbonnement au rapport entre les idées déjà acquisessur Dieu, et une nouvelle idée que je leur associe,par le moyen du mot est.
Le verbe être n’exprime-t-il que ce rapport ? Alorsnous demanderons où est le verbe qui exprimel’existence; car il est absurde de traduire ces mots :Dieu est ; par ceux-ci : Dieu est existant. Or il estévident que dans celte phrase, Dieu est, ce mot es*