PHILOSOPHIE.
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même insouciance que vous diriez : « J’arrive de Ver-sailles. »
§2, Elémens des Langues,
Pour composer une langue, deux opérations sontnécessaires : le choix des mots, leur combinaisonentre eux.
A chacune de ces opérations correspond une qua-lité, sans laquelle toute langue est mal faite : à lapremière la précision, à la seconde l’analogie.
Nous allons expliquer sommairement ces deuxénoncés.
i. Les grammairiens ramènent à dix les élémensqui doivent entrer dans la formation d’une langue. Ilest évident que plusieurs de ces éléinens rentrent lesUns dans les autres.
Condillac les a réduits à quatre : le substantif,l’adjectif, le verbe, la préposition.
Le substantif représente les êtres réels dont s’oc-cupe la pensée; l’adjectif les qualités de ces êtres.
Ces qualités pouvant être isolées de l’être parabstraction, et devenir à leur tour un être imagi-naire, comme bonté, couleur , forme , etc., on a dis-tingué deux sortes de substantifs, ce dernier, qu’onappelle abstrait , et l’autre, qu’on appelle concret.
Condillac, d’accord avec bien des grammairiens,ne reconnaît qu’un verbe; le verbe être, exprimantle rapport aperçu par l’esprit, l’action du jugementqui compare. Selon ces nombreuses autorités , toutverbe s vit actif, soit passif, soit réfléchi, ne serait