PHILOSOPHIE.
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n’a pas du tout le même sens que dans l’autre, Dieuest bon.
Enfin ce verbe être exprime-t-il les deux choses,selon l’occasion? Alors il y a deux verbes dans lalangue; alors pourquoi pas vingt, pourquoi pascent?
Nous croyons que chaque verbe est réellement etd’une manière indivisible l’expression d’une penséeindivisible ; qu’il n’y a pas d’intermédiaire possibleentre le sujet et sa manière d’être , sâ situation, sonaction; que lorsqu’on dit : Henri IH mourut assas-siné , on ne renferme qu’une idée sous ce mot mou-rut; et qu’on ne veut dire ni : Henri IV fut mourant,ni : Henri IV exista mourant.
Nous soumettons cette opinion aux maîtres en l’artde parler.
Quant aux prépositions , il semble qu’à la rigueuron pourrait s’en passer. Mais si l’on songe à l’im-mense quantité de rapports que notre pensée décou-vre entre les êtres , eu égard au petit nombre d’êtresque nous connaissons, et que les mots expriment;on verra que malgré les efforts des langues anciennespour traduire ces rapports par quelques variétés dansles désinences ; on s’est bien vite aperçu que cettemodification de langage resterait de beaucoup enarrière de la pensée : on reconnaîtra que les prépo-sitions furent nécessaires, et que ces signes nou-veaux , quel que soit leur nombre , sont encore bieninsuffisans. Voyez en grec tous les sens des mots